L’effectuation : 5 principes pour une nouvelle stratégie d’innovation

L’effectuation est une théorie qui, petit à petit entre dans les mœurs des entrepreneurs français. Elle a pourtant été mise en évidence au début des années 2000, en 2001 pour être exact, par Saras Sarasvathy, une chercheuse d’origine indienne qui a observé comment se comportent les entrepreneurs sur le terrain et en a tiré des conclusion dans un article [EN].

Une remise en cause des règles traditionnelles

L'effectuation - quelle stratégie ?L’effectuation est une manière de voir qui remet en cause l’ensemble du management mais également la façon d’innovation. Traditionnellement, on pense qu’un entrepreneur a une idée, qu’il rédige un business plan pour aller convaincre ses partenaires, actionnaires ou banquier, qu’il embauche une équipe et créer son produit. Une fois lancé, il n’a plus qu’à vendre ce super produit.

Dans le cadre de l’effectuation, la démarche est quasi inverse. L’entrepreneur part de ce qu’il a sous la main : son expertise, ses équipes, ses clients et ses partenaires et il voit ce qu’il peut en faire.

Ici, l’entrepreneur essaie, se trompe, recommence ainsi de suite jusqu’à ce que son produit rencontre le succès. L’action prime sur l’analyse du passé.

Les 5 principes de l’effectuation

Le postulat de départ est que les entreprises évoluent dans un monde imprévisible et ambigu et que leur seul pouvoir est de tenter d’en définir les limites.

Sur un marché d’innovation ou en pleine mutation avec la transformation numérique le dirigeant d’entreprise agit sans modèle car il n’existe pas de précédent sur lequel s’appuyer.

L’effectuation repose sur 5 piliers simples :

  • un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ;
  • raisonner en pertes acceptables ;
  • le patchwork fou ;
  • la limonade ;
  • le pilote dans l’avion.

Ce renversement de perspective commence à percer et les entreprises comprennent l’intérêt qu’elles peuvent tirer d’une telle démarche et développer des produits qui intéressent leurs clients.

Pour plus de détails sur la démarche, lisez les 5 principes de l’effectuation au service d’une stratégie innovante, sur le site de Novolab.

Organiser sa veille concurrentielle

Vous êtes seul sur votre marché ? Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle : cela veut dire qu’il n’y a pas de marché. La veille concurrentielle permet de voir ce que font ses concurrents, en bien et de s’en inspirer.

Je ne vais pas vous expliquer ce qu’est la concurrence, 1001 Startup le fait très bien dans un article intitulé « Et si on arrêtait de dire qu’on n’a pas de concurrence ! »

Je vais vous dire comment organiser votre veille concurrentielle.

Les différents types d’informations disponibles

Parmi toutes les informations disponibles, en ligne et hors ligne, on en distingue habituellement 3 types.

1. Les informations blanches

Ces informations sont celles qui sont publiques, diffusées sur les sites internet de vos concurrents, des chambres de commerce, les blogs d’experts, sur wikipédia

Ces informations sont donc faciles à trouver et à exploiter. Il ne faut surtout pas s’en priver. L’inconvénient, c’est que tout le monde sur le marché les a et les exploite. (suite…)

13 leçons pour être créatif dans les affaires

Will.i.am a donné une interview il y a quelques mois à Wired uk. Cette interview a été l’occasion pour lui de donner 13 leçons pour être créatif dans sa vie, pour penser plus vite, mieux et voir plus grand.

Voici donc, successivement, le détail des 13 leçons.

1. Être un faiseur

Être un faiseur est la première leçon donnée par Will.i.am lors de son interview. Il est parti d’un constat, a priori simple : une photo prise avec un iPhone est vue par beaucoup plus de personnes qu’une autre qui coûte 300 000 dollars à faire.

Dès lors pourquoi les marques n’utilisent-elles pas elle-même des iPhone pour faire faire leurs photos et les envoyer à des millions de personnes ? Parce que, dis Will.i.am, elles utilisent du matériel d’hier.

Il s’est alors dit qu’il pourrait créer un appareil qui utiliserait la puce de l’iPhone. Il s’est inspiré de la communauté des steampunks, ces « gens qui font des choses obscures ». La technologie fait qu’actuellement il est possible de créer un prototype en 2 mois – 1 mois pour un prototype qui ne fonctionne pas.

Le jour où tout le monde comprendra cela, les piliers qui soutiennent tout l’édifice s’effondreront conclut Will.i.am.

Enfin, réfléchissez nous dit Will.i.am : tout le monde peut devenir un faiseur comme l’ont fait de nombreux musiciens, sportifs, comédiens. C’est la même démarche qui consiste à essayer, recommencer encore et encore jusqu’à ce que cela marche ! (suite…)